J’aime la majesté des souffrances humaines.
Citation
J’aime la majesté des souffrances humaines.
L’histoire de cette citation
Le vers vient de La Maison du berger, un long poème qu’Alfred de Vigny adresse à Éva, la femme aimée, et publie en 1844 dans la Revue des Deux Mondes. Le poète l’invite à fuir les villes et le chemin de fer pour vivre dans une cabane roulante de berger, au milieu de la nature.
Mais cette nature est indifférente : elle se dit « le théâtre » impassible où passent les hommes. Vigny lui répond avec fierté : qu’elle vive et qu’elle le dédaigne, il n’aime pas sa splendeur ; il aime, plus que tout son règne, la dignité des hommes qui souffrent.
Le poème a été réuni après la mort de Vigny, en 1864, dans le recueil Les Destinées. Le vers résume son stoïcisme : la grandeur humaine ne vient pas du bonheur, mais de la manière dont on porte sa douleur.
La source
La Maison du berger (Les Destinées), 1844
Texte vérifié mot à mot dans l’œuvre elle-même.
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Auteur
Alfred de Vigny
Poète, romancier et dramaturge romantique, Alfred de Vigny est l’auteur de Chatterton, de Servitude et grandeur militaires et des Destinées, recueil de poèmes philosophiques publié après sa mort (1864).
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