La vérité est en marche, et rien ne l’arrêtera.
Citation
La vérité est en marche, et rien ne l’arrêtera.
L’histoire de cette citation
La phrase vient de « J’accuse… ! », la lettre ouverte d’Émile Zola au président de la République Félix Faure, publiée à la une du journal L’Aurore le 13 janvier 1898. Deux jours plus tôt, le commandant Esterhazy, véritable auteur de la trahison dont on accusait le capitaine Dreyfus, a été acquitté par un tribunal militaire. Dreyfus, innocent, reste au bagne en Guyane.
Zola dénonce nommément les officiers responsables de l’erreur et de sa dissimulation. Vers la fin, il affirme ne pas désespérer du triomphe de la justice et « répète » cette phrase, qu’il avait déjà écrite quelques semaines plus tôt dans Le Figaro. Le titre de la lettre a été trouvé par Georges Clemenceau.
Zola est condamné pour diffamation et doit s’exiler en Angleterre. Dreyfus ne sera réhabilité qu’en 1906, quatre ans après la mort de l’écrivain. La phrase est restée le symbole de l’engagement des intellectuels pour la justice.
La source
J’accuse… !, L’Aurore, 13 janvier 1898, 1898
Texte vérifié mot à mot dans l’œuvre elle-même.
Auteur
Émile Zola
Chef de file du naturalisme, Émile Zola raconte dans les vingt romans des Rougon-Macquart, de L’Assommoir à Germinal, la société du Second Empire. En janvier 1898, sa lettre ouverte « J’accuse… ! » en faveur du capitaine Dreyfus lui vaut un procès et l’exil, mais…
Citations d’Émile Zola