Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne, je…
Citation
Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne, je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends. J’irai par la forêt, j’irai par la montagne. Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.
L’histoire de cette citation
Ce poème des Contemplations est l’un des plus célèbres de la langue française. Victor Hugo l’a daté du 3 septembre 1847, la veille du quatrième anniversaire de la mort de sa fille Léopoldine. Le 4 septembre 1843, à dix-neuf ans, elle s’était noyée dans la Seine à Villequier, avec son mari, quelques mois après leur mariage.
Le poème semble d’abord parler d’un rendez-vous amoureux : le poète partira à l’aube, à travers la forêt et la montagne, car quelqu’un l’attend. Il marchera sans rien voir, ni l’or du soir, ni les voiles au loin. Ce n’est qu’au dernier vers que l’on comprend : il va déposer sur une tombe « un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur ».
Publié en 1856, pendant l’exil de Hugo, le poème figure dans la partie du recueil consacrée à Léopoldine. Il est appris par cœur dans toutes les écoles et reste l’un des plus beaux poèmes du deuil.
La source
Les Contemplations, livre IV, XIV, « Demain, dès l’aube… » (première strophe), 1856
Texte vérifié mot à mot dans l’œuvre elle-même.
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On résiste à l’invasion des armées ; on ne résiste pas à l’invasion des idées.
Il n’y a ni mauvaises herbes ni mauvais hommes. Il n’y a que de mauvais cultivateurs.
Auteur
Victor Hugo
Poète, romancier et dramaturge, Victor Hugo domine la littérature française du XIXe siècle. Chef de file du romantisme, auteur de Notre-Dame de Paris et des Misérables, il fut aussi un homme politique engagé, exilé pendant près de vingt ans sous le Second Empire.
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