Un homme est riche à proportion du nombre de choses…
Citation
Un homme est riche à proportion du nombre de choses dont il peut se passer.
Texte original
A man is rich in proportion to the number of things which he can afford to let alone.
L’histoire de cette citation
La phrase se lit dans « Où je vécus, et pourquoi », le deuxième chapitre de Walden. Avant de s’installer au bord de l’étang, raconte Thoreau, il avait acheté en imagination toutes les fermes des environs : « Partout où je m’asseyais, je pouvais vivre. » Un après-midi suffisait à dessiner le verger et le pâturage ; « puis je laissais tout cela en l’état, en jachère peut-être », pour la raison que donne la phrase. Il obtint même une option sur plusieurs fermes, « l’option était tout ce que je voulais », et fut tout près d’en posséder une avec la propriété Hollowell, une vente qui échoua, à son grand soulagement.
Thoreau vécut à l’étang de Walden de 1845 à 1847 et publia le livre en 1854. Le même chapitre contient sa déclaration la plus célèbre : il alla dans les bois « parce que je voulais vivre de façon délibérée ».
La phrase renverse la mesure ordinaire de la richesse : non pas ce qu’un homme possède, mais ce dont il peut se passer. Elle fait écho à Socrate, qui, devant les marchandises du marché d’Athènes, se serait émerveillé du nombre de choses dont il n’avait pas besoin.
La source
Walden, « Où je vécus, et pourquoi », 1854
Texte original vérifié mot à mot dans l’œuvre ; la traduction est de quotesay.
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Auteur
Henry David Thoreau
Henry David Thoreau a vécu deux ans dans une cabane au bord de l’étang de Walden et en a tiré Walden ou la Vie dans les bois (1854). Son essai La Désobéissance civile a inspiré Gandhi et Martin Luther King.
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