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Je est un autre.

Citation

Je est un autre.

Arthur Rimbaud, Lettre à Georges Izambard, 13 mai 1871, 1871 Citation vérifiée
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L’histoire de cette citation

Le 13 mai 1871, Arthur Rimbaud, seize ans, écrit de Charleville à Georges Izambard, son ancien professeur de rhétorique. Pendant ce temps, la Commune de Paris est en train de mourir dans la « bataille de Paris » qu’il évoque avec fièvre. Il annonce qu’il ne travaillera plus : il veut être poète et « se rendre voyant », arriver à l’inconnu « par le dérèglement de tous les sens ».

Il explique : il est faux de dire « je pense », on devrait dire « on me pense ». Le poète ne maîtrise pas ce qui parle en lui, comme le bois ne choisit pas de devenir violon : « Tant pis pour le bois qui se trouve violon ». Deux jours plus tard, il reprend l’idée dans une longue lettre à Paul Demeny.

Ces lettres, dites « du voyant », sont devenues un manifeste de la poésie moderne. La formule « Je est un autre », volontairement agrammaticale, résume l’idée que le moi est multiple et que l’écriture découvre en nous un inconnu.

La source

Lettre à Georges Izambard, 13 mai 1871, 1871

Texte vérifié mot à mot dans l’œuvre elle-même.

Lire le passage dans l’œuvre

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Auteur

Arthur Rimbaud

Arthur Rimbaud a écrit toute son œuvre poétique avant vingt ans : Le Bateau ivre, Une saison en enfer, les Illuminations. Ses lettres de mai 1871, dites « du voyant », exposent sa conception de la poésie.

Citations d’Arthur Rimbaud