La beauté n’est que la promesse du bonheur.
Citation
La beauté n’est que la promesse du bonheur.
L’histoire de cette citation
La phrase figure dans De l’amour, l’essai que Stendhal publie en 1822, au chapitre XVII consacré à la beauté « détrônée par l’amour ». Stendhal y observe qu’un homme peut aimer une femme qu’il trouvait d’abord laide : au bout de quelques jours, ses souvenirs et ses espérances ont effacé les défauts de son visage. La beauté n’a donc pas de valeur absolue : elle vaut par le bonheur qu’elle laisse espérer.
Il ajoute aussitôt que ce bonheur change avec les époques : celui d’un Grec n’était pas celui d’un Français de 1822. C’est la théorie de la « cristallisation », au cœur du livre : l’amoureux pare l’être aimé de toutes les perfections, comme un rameau se couvre de cristaux dans les mines de sel de Salzbourg.
Le livre se vendit très mal à sa sortie. La formule a pourtant fait fortune : Baudelaire la cite dans Le Peintre de la vie moderne, et Nietzsche la discute longuement pour l’opposer à l’idée d’une beauté contemplée sans désir.
La source
De l’amour, chapitre XVII, 1822
Texte vérifié mot à mot dans l’œuvre elle-même.
Autres citations de Stendhal
Auteur
Stendhal
Henri Beyle, dit Stendhal, est l’auteur du Rouge et le Noir et de La Chartreuse de Parme. Son essai De l’amour (1822) analyse la naissance du sentiment amoureux, qu’il compare à une « cristallisation ».
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