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Le rêve est une seconde vie.

Citation

Le rêve est une seconde vie.

Gérard de Nerval, Aurélia, première phrase, 1855 Citation vérifiée
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L’histoire de cette citation

C’est la première phrase d’Aurélia, où Nerval raconte ses crises de folie et ses visions. Elle est aussitôt développée : « Je n’ai pu percer sans frémir ces portes d’ivoire ou de corne qui nous séparent du monde invisible », les portes par lesquelles, chez Homère et Virgile, passent les songes trompeurs et les songes vrais. « Les premiers instants du sommeil sont l’image de la mort », et le moi y continue « sous une autre forme » l’œuvre de l’existence.

Nerval, interné à plusieurs reprises depuis 1841, écrit Aurélia dans ses derniers mois, dans l’espoir de guérir en ordonnant ses visions. La première partie paraît dans la Revue de Paris le 1er janvier 1855 ; le 26 janvier, on le trouve pendu dans une ruelle. La seconde partie paraît après sa mort.

Le livre décrit ce que Nerval appelle « l’épanchement du songe dans la vie réelle », et cette phrase d’ouverture en est la clé. Elle est devenue la formule de tous ceux qui prennent le rêve au sérieux, les surréalistes en tête, qui l’ont adopté comme un ancêtre.

La source

Aurélia, première phrase, 1855

Texte vérifié mot à mot dans l’œuvre elle-même.

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Auteur

Gérard de Nerval

Gérard Labrunie, dit Gérard de Nerval, est l’un des poètes les plus mystérieux du romantisme. Traducteur du Faust de Goethe à vingt ans, auteur de Sylvie, d’Aurélia et des sonnets des Chimères, il mêle le rêve et le souvenir dans une langue d’une limpidité rare.…

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