Je suis le maître de mon destin, je suis le…
Citation
Je suis le maître de mon destin, je suis le capitaine de mon âme.
Texte original
I am the master of my fate: I am the captain of my soul.
L’histoire de cette citation
Ces deux vers terminent un poème de quatre strophes. Il s’ouvre dans une nuit « noire comme l’Abîme d’un pôle à l’autre », par un remerciement « aux dieux, quels qu’ils soient » pour une « âme invincible ». Dans « l’étreinte cruelle des circonstances », celui qui parle n’a ni bronché ni crié ; sous « les coups de massue du hasard », sa tête est « ensanglantée, mais non courbée ». La dernière strophe oppose à cette déclaration la porte étroite et le rouleau « chargé de châtiments », et le texte est daté de 1875.
Jeune homme, Henley avait perdu la jambe gauche au-dessous du genou, à cause d’une tuberculose osseuse. En 1873, il se rend à Édimbourg, où le chirurgien Joseph Lister sauve son autre pied, et c’est là, à l’hôpital, qu’il écrit le poème. Celui-ci paraît sans titre dans A Book of Verses (1888) ; le nom d’Invictus, « invaincu » en latin, lui est donné par Arthur Quiller-Couch dans l’Oxford Book of English Verse (1900).
Nelson Mandela l’aurait récité à ses compagnons de détention à Robben Island, et le poème a donné son titre au film de 2009 consacré à Mandela.
La source
Invictus, derniers vers, 1888
Texte original vérifié mot à mot dans l’œuvre ; la traduction est de quotesay.
Auteur
William Ernest Henley
Atteint de tuberculose osseuse, William Ernest Henley fut amputé d’un pied à dix-neuf ans et écrivit à l’hôpital d’Édimbourg les poèmes qui l’ont rendu célèbre, dont « Invictus » (1875). Ami de Robert Louis Stevenson, qui s’inspira de lui pour Long John Silver, il fut…
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