La vie, voyez-vous, ça n’est jamais si bon ni si…
Citation
La vie, voyez-vous, ça n’est jamais si bon ni si mauvais qu’on croit.
L’histoire de cette citation
C’est la dernière phrase d’Une vie, le premier roman de Maupassant. Jeanne, l’héroïne, a tout perdu, jusqu’à sa maison, ruinée par son fils Paul. Au dernier chapitre, Rosalie, son ancienne servante devenue sa compagne, est allée à Paris chercher le bébé que Paul ne peut élever. Dans la carriole du retour, Jeanne découvre le visage de « la fille de son fils » et l’embrasse « furieusement ». Rosalie, « contente et bourrue », l’arrête : « vous allez la faire crier ». Puis, « répondant sans doute à sa propre pensée », elle prononce la phrase qui clôt le livre.
Maupassant publie Une vie en 1883, avec pour sous-titre L’humble vérité. Le roman suit, du couvent à la vieillesse, l’existence d’une femme de la petite noblesse normande, faite de désillusions sans grand drame.
Le dernier mot revient à la servante : sa sagesse paysanne corrige la sensibilité de sa maîtresse. La phrase, avec son « voyez-vous » familier, est devenue une maxime de consolation modeste, que l’on cite pour tempérer les joies comme les chagrins.
La source
Une vie, dernière phrase du roman, 1883
Texte vérifié mot à mot dans l’œuvre elle-même.
Auteur
Guy de Maupassant
Normand formé par Flaubert, Guy de Maupassant devient célèbre en 1880 avec Boule de Suif. En dix ans, il écrit près de trois cents nouvelles et six romans, dont Une vie (1883), Bel-Ami (1885) et Pierre et Jean (1888), dans une prose claire et sans…
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