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Malgré moi l’infini me tourmente.

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Malgré moi l’infini me tourmente.

Alfred de Musset, L’Espoir en Dieu, 1838 Citation vérifiée
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L’histoire de cette citation

Le vers se trouve au début de L’Espoir en Dieu, poème que Musset publie en 1838 dans la Revue des Deux Mondes. Tant que son « faible cœur » est plein de jeunesse, il voudrait s’en tenir à « l’antique sagesse » d’Épicure : vivre, aimer, chercher un peu de joie « et regarder le ciel sans m’en inquiéter ». « Je ne puis », répond-il aussitôt, et vient cet aveu. Sa raison s’épouvante de ne pas comprendre l’infini « et pourtant de le voir » ; faut-il, pour vivre en paix, « voiler les cieux » ?

Le poème interroge ensuite les sages et les philosophes sans trouver de repos, puis se tourne vers Dieu dans une prière. Musset y dit une inquiétude toute romantique : le besoin d’absolu chez un homme qui voudrait n’être qu’un épicurien.

Écrit après les Nuits et la rupture avec George Sand, L’Espoir en Dieu figure ensuite dans les Poésies nouvelles. Ce vers, avec son « malgré moi », résume le tourment métaphysique d’une génération ; on le cite pour dire que la question du ciel s’impose même à qui ne l’a pas cherchée.

La source

L’Espoir en Dieu, 1838

Texte vérifié mot à mot dans l’œuvre elle-même.

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Auteur

Alfred de Musset

Poète romantique, Alfred de Musset est l’auteur des Nuits, de la pièce Lorenzaccio et de La Confession d’un enfant du siècle. Sa liaison orageuse avec George Sand a marqué son œuvre.

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