Aller au contenu

On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent…

Citation

On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux ; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière, et on se dit : J’ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois, mais j’ai aimé.

Alfred de Musset, On ne badine pas avec l’amour, acte II, scène 5 (Perdican), 1834 Citation vérifiée
Créer une imageImage

L’histoire de cette citation

La tirade se trouve à la fin de l’acte II d’On ne badine pas avec l’amour, dans la grande scène entre Perdican et sa cousine Camille. Élevée au couvent, Camille refuse le mariage que l’on attendait d’elle. Perdican, blessé, la renvoie au couvent avec une réponse pour les religieuses : les hommes sont « menteurs, inconstants, faux », les femmes « perfides », le monde « un égout sans fond » ; mais il y a « une chose sainte et sublime, c’est l’union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux ». Suit la tirade, qui s’achève sur « C’est moi qui ai vécu ».

Musset écrit la pièce après sa rupture avec George Sand ; elle paraît en 1834 dans la Revue des Deux Mondes, et n’est jouée qu’en 1861. Le badinage y tourne au drame : Perdican courtise la petite Rosette pour éprouver Camille, et Rosette en mourra.

La tirade est le morceau le plus célèbre de la pièce. On y entend une profession de foi : mieux vaut aimer et souffrir que se protéger de tout.

La source

On ne badine pas avec l’amour, acte II, scène 5 (Perdican), 1834

Texte vérifié mot à mot dans l’œuvre elle-même.

Lire le passage dans l’œuvre

Autres citations d’Alfred de Musset

Ah ! frappe-toi le cœur, c’est là qu’est le génie.

Alfred de Musset, À mon ami Édouard B., 1832 Citation vérifiée Lire son histoire
Créer une imageImage

Malgré moi l’infini me tourmente.

Alfred de Musset, L’Espoir en Dieu, 1838 Citation vérifiée Lire son histoire
Créer une imageImage

Mes chers amis, quand je mourrai, plantez un saule au cimetière.

Alfred de Musset, Lucie, élégie (premiers vers), 1835 Citation vérifiée Lire son histoire
Créer une imageImage

Rien ne nous rend si grands qu’une grande douleur.

Alfred de Musset, La Nuit de mai, 1835 Citation vérifiée Lire son histoire
Créer une imageImage

Auteur

Alfred de Musset

Poète romantique, Alfred de Musset est l’auteur des Nuits, de la pièce Lorenzaccio et de La Confession d’un enfant du siècle. Sa liaison orageuse avec George Sand a marqué son œuvre.

Citations d’Alfred de Musset