Je viens à vous, Seigneur, père auquel il faut croire.
Citation
Je viens à vous, Seigneur, père auquel il faut croire.
L’histoire de cette citation
Le vers est tiré d’« À Villequier », dans Les Contemplations. Hugo y parle pour la première fois avec calme de la mort de sa fille Léopoldine, noyée dans la Seine à Villequier en septembre 1843. Le poème s’ouvre par une longue suite de « Maintenant que » : maintenant que le poète sort du deuil « pâle et vainqueur » et peut voir la pierre où « elle dort pour jamais ». Ayant repris sa raison « devant l’immensité », il s’adresse à Dieu et lui apporte, « apaisé, les morceaux de ce cœur » qu’il a brisé.
La soumission n’est pourtant pas entière : après avoir reconnu que « l’homme n’est rien qu’un jonc qui tremble au vent », le poème finit par demander qu’on laisse au père le droit de pleurer.
Les Contemplations paraissent en 1856, pendant l’exil à Guernesey ; le livre « Pauca meae » y rassemble les poèmes consacrés à la fille morte. Hugo avait appris le drame par hasard, dans un journal ; « À Villequier » est le texte où la douleur cherche enfin une paix, et ce vers en marque le tournant.
La source
Les Contemplations, « À Villequier », 1856
Texte vérifié mot à mot dans l’œuvre elle-même.
Autres citations de Victor Hugo
Elle avait pris ce pli dans son âge enfantin de venir dans ma chambre un peu chaque matin.
Lorsque l’enfant paraît, le cercle de famille applaudit à grands cris.
Auteur
Victor Hugo
Poète, romancier et dramaturge, Victor Hugo domine la littérature française du XIXe siècle. Chef de file du romantisme, auteur de Notre-Dame de Paris et des Misérables, il fut aussi un homme politique engagé, exilé pendant près de vingt ans sous le Second Empire.
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