Le beau est aussi utile que l’utile.
Citation
Le beau est aussi utile que l’utile.
L’histoire de cette citation
La réplique se trouve au début des Misérables, au chapitre VI du livre I, « Par qui il faisait garder sa maison », consacré à Mgr Myriel, l’évêque de Digne. Hugo décrit le jardin de l’évêque : quatre carrés, trois de légumes cultivés par Mme Magloire, la servante, et un de fleurs. Un jour, elle lui dit « avec une sorte de malice douce » : « voilà pourtant un carré inutile. Il vaudrait mieux avoir là des salades que des bouquets. » L’évêque répond qu’elle se trompe, donne cette raison, puis ajoute après un silence : « Plus peut-être. »
Ce carré occupe l’évêque « presque autant que ses livres » ; il y passe des heures à sarcler et à semer. Le détail complète le portrait d’un homme qui donne tout aux pauvres mais ne renonce pas à la beauté.
Hugo publie Les Misérables en 1862, pendant son exil. La phrase de l’évêque est devenue un mot d’ordre pour défendre l’art, les jardins, tout ce qui ne rapporte rien, et son « plus peut-être » lui donne une gravité souriante. On la cite souvent sans savoir qu’elle sort d’un potager.
La source
Les Misérables, première partie, livre I, chapitre VI, 1862
Texte vérifié mot à mot dans l’œuvre elle-même.
Autres citations de Victor Hugo
Elle avait pris ce pli dans son âge enfantin de venir dans ma chambre un peu chaque matin.
Lorsque l’enfant paraît, le cercle de famille applaudit à grands cris.
Auteur
Victor Hugo
Poète, romancier et dramaturge, Victor Hugo domine la littérature française du XIXe siècle. Chef de file du romantisme, auteur de Notre-Dame de Paris et des Misérables, il fut aussi un homme politique engagé, exilé pendant près de vingt ans sous le Second Empire.
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