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La vraie vie est absente.

Citation

La vraie vie est absente.

Arthur Rimbaud, Une saison en enfer, « Délires I », 1873 Citation vérifiée
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L’histoire de cette citation

La phrase est dite par la « Vierge folle » dans la première des deux sections intitulées « Délires » d’Une saison en enfer. Cette voix se dit esclave de « l’Époux infernal, celui qui a perdu les vierges folles ». Elle raconte comment elle a suivi celui qui « était presque un enfant » : « J’ai oublié tout mon devoir humain pour le suivre. Quelle vie ! » Vient alors la phrase, puis : « Nous ne sommes pas au monde. Je vais où il va, il le faut. »

On lit dans ce dialogue une transposition de la liaison de Rimbaud et de Verlaine : la Vierge folle serait Verlaine, l’Époux infernal Rimbaud lui-même.

Rimbaud écrit Une saison en enfer en 1873, à dix-huit ans, à Roche, dans les Ardennes, et le fait imprimer à Bruxelles : c’est le seul livre qu’il ait publié lui-même. La phrase, souvent citée avec celle qui la suit, est l’une des plus célèbres de la poésie française. On la déforme aussi en « la vraie vie est ailleurs », formule qui n’est pas dans le texte.

La source

Une saison en enfer, « Délires I », 1873

Texte vérifié mot à mot dans l’œuvre elle-même.

Lire le passage dans l’œuvre

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Auteur

Arthur Rimbaud

Arthur Rimbaud a écrit toute son œuvre poétique avant vingt ans : Le Bateau ivre, Une saison en enfer, les Illuminations. Ses lettres de mai 1871, dites « du voyant », exposent sa conception de la poésie.

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