Je plie, et ne romps pas.
Citation
Je plie, et ne romps pas.
L’histoire de cette citation
La phrase est la réponse du roseau dans « Le Chêne et le Roseau », la fable qui ferme le premier livre du recueil de 1668. Le chêne vient de plaindre le roseau, que « le moindre vent » oblige à baisser la tête, tandis que lui brave la tempête : « Tout vous est aquilon, tout me semble zéphyr. » L’arbuste répond que les vents lui sont « moins qu’à vous redoutables » : il plie et ne rompt pas. « Mais attendons la fin. » La tempête accourt alors : « l’arbre tient bon ; le roseau plie », et le chêne finit déraciné.
La Fontaine reprend une fable d’Ésope et ne formule pas de morale : la leçon est dans l’image. La souplesse résiste où la fierté se brise, et le petit survit au grand.
On y a vu tantôt un conseil de prudence politique, tantôt une leçon sur l’orgueil ; Jean Anouilh en a écrit une réplique où le chêne, en tombant, garde sa grandeur. La formule du roseau est devenue proverbiale pour ceux qui savent céder sans se renier.
La source
Fables, « Le Chêne et le Roseau », livre I, fable 22, 1668
Texte vérifié mot à mot dans l’œuvre elle-même.
Autres citations de Jean de La Fontaine
Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.
Vous chantiez ? j’en suis fort aise : eh bien ! dansez maintenant.
Travaillez, prenez de la peine : c’est le fonds qui manque le moins.
Auteur
Jean de La Fontaine
Jean de La Fontaine est l’auteur des Fables, publiées de 1668 à 1694, qui mettent en scène des animaux pour peindre les hommes de son temps. Inspirées d’Ésope et de Phèdre, elles restent parmi les textes les plus lus de la littérature française.
Citations de Jean de La Fontaine