Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de…
Citation
Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.
L’histoire de cette citation
Ce sont les deux derniers vers des « Animaux malades de la peste », la fable qui ouvre le livre VII, au début du second recueil de 1678. La peste ravage les animaux ; le lion propose que chacun confesse ses fautes pour désigner le coupable à sacrifier. Il avoue avoir dévoré des moutons ; le renard le rassure, « et flatteurs d’applaudir ». Vient l’âne : il a tondu dans un pré de moines « la largeur de sa langue ». « À ces mots, on cria haro sur le baudet » ; un loup « quelque peu clerc » prouve qu’il faut sacrifier « ce pelé, ce galeux ». La morale tombe alors.
La Fontaine, qui dédie ce second recueil à Mme de Montespan, y donne des fables plus politiques. Celle-ci est une satire de la justice des puissants : les gros dévorent les brebis et les petits paient pour une touffe d’herbe.
Les deux vers sont l’une des formules les plus citées sur l’inégalité devant la justice, et « crier haro sur le baudet » est passé dans la langue pour désigner l’acharnement contre un bouc émissaire.
La source
Fables, « Les Animaux malades de la peste », livre VII, fable 1 (derniers vers), 1678
Texte vérifié mot à mot dans l’œuvre elle-même.
Autres citations de Jean de La Fontaine
Vous chantiez ? j’en suis fort aise : eh bien ! dansez maintenant.
Travaillez, prenez de la peine : c’est le fonds qui manque le moins.
Auteur
Jean de La Fontaine
Jean de La Fontaine est l’auteur des Fables, publiées de 1668 à 1694, qui mettent en scène des animaux pour peindre les hommes de son temps. Inspirées d’Ésope et de Phèdre, elles restent parmi les textes les plus lus de la littérature française.
Citations de Jean de La Fontaine